À deux jours du lancement officiel des Journées de l’Accès à l’Information Publique (JDAIP 2026), qui se tiendront du 24 au 28 septembre à Abidjan, l’écosystème de la communication, des médias et du numérique est en pleine effervescence. En tant que professionnel de la communication digitale et passionné de gouvernance ouverte, je suis de très près les évolutions de notre cadre institutionnel. Et il faut le dire clairement : l’édition 2026 ne sera pas un simple événement de plus. Elle marque le passage décisif de la théorie à l’action.
De l’accès théorique à l’impact réel : le véritable enjeu de 2026
Pendant longtemps, parler du droit d’accès à l’information publique en Afrique de l’Ouest relevait principalement du débat académique ou juridique. En Côte d’Ivoire, les jalons ont été posés, les esprits ont été sensibilisés et des recommandations claires ont émergé ces dernières années.
Mais en 2026, le décor change. Le slogan informel que l’on entend dans les couloirs de l’écosystème résume parfaitement cette ambition :
« Il ne s’agit plus seulement de consacrer un droit, mais de construire les conditions opérationnelles de son exercice au quotidien. »
Pour nous, créateurs de contenus, journalistes, consultants, entrepreneurs ou simples citoyens éclairés, l’accès à une donnée publique fiable, structurée et réutilisable est la clé de voute de toute innovation. Sans données accessibles, pas de fact-checking rigoureux, pas d’analyses économiques précises, et pas de véritable transformation digitale de nos services publics.
3 journées stratégiques à suivre de près à Abidjan
Le programme annoncé pour ces JDAIP 2026 est particulièrement structuré et répond aux défis concrets du terrain :
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Jeudi 24 Septembre — IMPULSER (Le virage institutionnel) : Cette première journée verra l’amorce officielle du processus d’élaboration de la Stratégie Nationale d’accès à l’information et l’installation de son Comité Scientifique. C’est le cadre méthodologique qui va orienter les prochaines années.
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Vendredi 25 Septembre — CONSTRUIRE (Technique & Usages) : Une journée au cœur des enjeux pratiques. Il y sera question de la communicabilité des documents, du futur Référentiel des documents publics et de la valorisation des données ouvertes (Open Data).
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Lundi 28 Septembre — ENGAGER & RAYONNER (Compétences & International) : À l’occasion de la Journée Universelle, l’accent sera mis sur la professionnalisation du Réseau National des Responsables de l’Information (RNRI) à Abidjan, tandis que l’expérience ivoirienne sera partagée au niveau international à Freetown.
Un écosystème interconnecté : La clé du succès
Ce qui retient particulièrement mon attention dans cette édition 2026, c’est la volonté d’associer l’ensemble des acteurs. On ne construit pas une culture de la transparence en vase clos.
Voir se mobiliser côte à côte des régulateurs (ARTCI, HABG), des institutions académiques et de formation (ISTC, ESATIC, ENA), le secteur privé (CGECI) et des organisations internationales comme l’UNESCO démontre une chose : la donnée publique est devenue un actif stratégique national.
Sur le terrain, les archivistes, documentalistes et Responsables d’Information (RI) au sein des ministères et directions sont en première ligne. Ce sont eux qui, au quotidien, permettent à la donnée de sortir des placards pour devenir un levier de transparence et de développement.
Ce que nous devons attendre des JDAIP 2026
Sur mensahmaster.com, je plaide depuis toujours pour un usage éclairé, éthique et stratégique des outils numériques et de la communication. L’accès à l’information publique en est le carburant direct.
Les JDAIP 2026 doivent nous apporter des réponses concrètes sur :
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La rapidité et la simplification du traitement des requêtes d’information.
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La mise en ligne proactive des documents d’intérêt général.
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La clarification des règles entre transparence et protection des données personnelles.
Je suivrai avec une attention particulière le déroulement de ces journées et je ne manquerai pas de vous partager mes analyses et décryptages sur les retombées pratiques pour nos métiers et nos entreprises.
Et vous, qu’attendez-vous de cette Stratégie Nationale ?
Pensez-vous que l’accès aux documents publics est suffisamment fluide aujourd’hui en Côte d’Ivoire ? Quels sont les blocages que vous rencontrez sur le terrain ? Exprimez-vous en commentaire, échangeons !














